Posté le 26 Avril 2007 à 12:48
Serge Portelli a écrit un livre intitulé "Ruptures" qui a été empêcher de publication avant les élections !Le livre a en effet était censuré par son éditeur MICHALON qui a subit des pressions. Le voici donc diffusé sur internet par son auteur sous licence Creative Commons BY-NC-SA, la même que ce blog :-)
Vous pouvez le télécharger au format PDF ici : Serge Portelli - Ruptures
Extrait
Le dernier paragraphe :
L'un des plus graves dangers que recèle ce projet de société (n.d.m. : celui de Sarkozy)* sous pression permanente est l'accroissement inévitable de la violence. Celle-ci ne résulterait pas seulement des tensions sociales engendrées par une politique économique ultra-libérale (fin annoncée du "modéle social français", atteinte au droit de grève, à la liberté syndicale, précarisation généralisée du contrat de travail...) mais d'une incapacité à analyser, à comprendre, à prévenir et à traiter le phénomène de la violence. Ce mal est au coeur de notre société et pas seulement dans les statistiques policières. Elle gangrène progressivement l'ensemble des rapports sociaux. Répondre à la violence par la violence est une erreur tragique qui ne ferait qu'amplifier le phénomène. On ne peut indéfiniment augmenter le contrôle social. On ne peut en permanence répondre par la répression, par la criminalisation des comportements. On ne peut indéfiniment augmenter le nombre des policiers, des fichiers, des prisons. Car au bout de toutes ces ruptures, il y la rupture avec notre identité propre, celle d’une France tolérante, ouverte, diverse, libre et exigeante qui a fait notre fierté.
L'un des plus graves dangers que recèle ce projet de société (n.d.m. : celui de Sarkozy)* sous pression permanente est l'accroissement inévitable de la violence. Celle-ci ne résulterait pas seulement des tensions sociales engendrées par une politique économique ultra-libérale (fin annoncée du "modéle social français", atteinte au droit de grève, à la liberté syndicale, précarisation généralisée du contrat de travail...) mais d'une incapacité à analyser, à comprendre, à prévenir et à traiter le phénomène de la violence. Ce mal est au coeur de notre société et pas seulement dans les statistiques policières. Elle gangrène progressivement l'ensemble des rapports sociaux. Répondre à la violence par la violence est une erreur tragique qui ne ferait qu'amplifier le phénomène. On ne peut indéfiniment augmenter le contrôle social. On ne peut en permanence répondre par la répression, par la criminalisation des comportements. On ne peut indéfiniment augmenter le nombre des policiers, des fichiers, des prisons. Car au bout de toutes ces ruptures, il y la rupture avec notre identité propre, celle d’une France tolérante, ouverte, diverse, libre et exigeante qui a fait notre fierté.
* n.d.m. : note de moi :-D
En écrivant ce post je viens de remarquer un truc : le dictionnaire orthographique de Firefox (MySpell) ne connaît pas le mot "précarisation" et me propose "prolétarisation" à la place ^^
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